1 - Au départ, les enfants passent les pré-ceintures : les jaunes si c'est la première fois, sinon, à partir de ce qu'ils avaient réussi les années précédentes. Pour ce passage des pré-ceintures, l'enseignant utilise la "grille de suivi des pré-ceintures", ce qui permet d'éviter de faire des photocopies. C'est lui qui distribue ces pré-ceintures. Lorsque des enfants ont réussi des pré-ceintures en manifestant la maîtrise de toutes les compétences, ils changent de couleurs de ceintures et doivent passer la pré-ceinture qui suit. Lorsqu'il leur manque une ou plusieurs compétences, ça s'arrête là pour eux. Il reste juste à noter sur leur port-folio les compétences réussies, afin de gagner du temps dans les entraînements. Ces évaluations gagnent à être réalisées sur des feuilles volantes que l'on range dans la pochette plastique de la pré-ceinture.
2 - Lorsque tous les enfants ont tenté les 8 pré-ceintures, on remplit le tableau des ceintures "je grandis" où se trouvent toutes les couleurs de tous les enfants. On met ensuite à disposition les classeurs d'entraînement (8 classeurs, un pour le vocabulaire, un pour l'orthographe, ...), le plus résistant étant de prévoir de mettre sous pochette plastique chaque fiche. Un enfant peut prendre pour métier celui de veiller au rangement de ce matériel. Les élèves n'ont accès ni aux fiches de pré-ceintures, ni à celles de ceintures. C'est l'enseignant qui les distribue sur demande des enfants.
3 - On introduit un plan de travail dans la classe. Y est réservé un espace pour PIDAPI, dans lequel les enfants notent les compétences qu'ils souhaitent travailler à partir de ce qui manque dans leurs grilles de ceintures pour changer de couleur. Lorsque l'ensemble des entraînements est effectué, ils notent le nom de la ceinture qu'ils souhaitent passer. Lorsqu'une ceinture vient d'être obtenue, ils notent (s'ils le veulent) le nom de la pré-ceintures suivante. Cela leur permet de gagner de temps en distinguant ce qu'ils savent faire de ce qu'ils ignorent encore.
4 - On forme les enfants à l'usage du matériel PIDAPI. Il est question de la logique des couleurs, de la distinction entre ceinture et pré-ceinture et du fonctionnement particulier des fiches d'entraînement : "Qu'est-ce que je sais faire ?" -> "Correction au verso" -> "Conseils et exemples" -> "Entraînements" -> "Correction au verso" -> "Test". C'est l'occasion d'aborder la question de l'autocorrection, de la facile triche mais en même temps de son inutilité sur les apprentissages. Au terme de cette formation peut être proposé de passer le brevet "PIDAPI en autonomie". Les enfants qui n'ont pas obtenu ce brevet ont davantage besoin de notre présence. Les autres peuvent se débrouiller seuls, tout du moins en ce qui concerne l'emploi du matériel.
5 - Pendant les périodes de travail personnel, les enfants peuvent choisir de travailler PIDAPI. S'il s'agit d'une ceinture, ils la demandent à l'enseignant et l'effectuent seuls, sans discuter avec les copains. S'il s'agit d'un entraînement à une compétence, ils se munissent de la fiche d'entraînement et l'effectuent. Ce travail peut être fait :
- seul
- en même temps qu'un autre camarade
- avec un copain qui a déjà réussi cette compétence
- au sein d'un petit groupe conduit par l'enseignant et décidé en conseil, en Quoi de neuf ? ou en bilan météo
- avec l'enseignant en situation d'entretien. C'est à ce moment-là que les enfants peuvent utiliser leurs passeports de classe pour solliciter son aide.
Cet entraînement peut se faire autour de ce que les fiches proposent, mais aussi à partir de toute autre ressource, matérielle ou humaine. Tout ce qui concerne les entraînements se fait sur un même cahier. Rien n'est à noter directement sur les fiches.
6 - L'entraînement à la compétence est terminé lorsque le test est réussi. Cette réussite est déterminée par l'enseignant à partir des critères qu'il choisit, notamment selon le profil des enfants qu'il connaît. La correction des tests, ainsi que celle des ceintures, gagne à être faite en présence de l'enfant concerné. Cette proximité permet des ajustements et des échanges sur la construction des savoirs. Une fois le test réussi, la case qui lui correspond est coloriée dans la grille des ceintures.
7 - Une fois toutes les compétences d'une même ceinture réussies, l'enfant peut estimer son entraînement terminé et demander à passer sa ceinture. S'il réussit toutes les compétences, l'enseignant le note sur son port-folio (en signant et en datant par exemple) et lui donne la nouvelle gommette qu'il colle par dessus l'ancienne sur le tableau "Je grandis".
S'il manque des compétences, l'enseignant note celles réussies dans la colonne "folio1" et laisse la case vide pour les autres. L'entraînement peut alors reprendre. Une fois terminé, l'enfant tentera alors le "folio 2" de cette ceinture.